Un obi qui se dénoue trop lentement, un col écarté sur la nuque, des pans de soie relevés jusqu'aux hanches : le vêtement ne tombe jamais complètement. Tout le sel du kimono hentai tient là, dans la baise habillée, la décence cérémonieuse trahie par un tissu froissé et des tabi qu'on garde jusqu'au bout. Les décors reviennent volontiers : yukata d'été pendant le matsuri, geta abandonnées près d'un banc, chambre de ryokan après le bain, nuit de noces en shiromuku blanc, courtisane oiran drapée de couches qu'on écarte une par une. Rien à voir avec le cosplay : aucun personnage à incarner, seulement l'étoffe, la ceinture et l'écart entre la tenue impeccable et ce qu'on lui fait. Les manga kimono du site, leurs versions BD et leurs webtoons se consultent ici, pour qui préfère l'entrebâillement de soie au déshabillé intégral.